Sa plus grande exposition

À son retour en France , le titulaire du Prix d’Indochine fait une exposition des principales œuvres dont il conserve l’entière possession.

Le 25 octobre 1930, le sous-secrétaire d’État aux Beaux-Arts, Eugène Lautier, inaugure, à l’Office Privé des Colonies Françaises, ce qui est sans doute l’exposition la plus importante de la carrière de Raymond VIRAC.

En fait le peintre expose, seul, plus de 60 œuvres retraçant son périple de deux ans en Indochine : les portraits de la population de différentes régions, l’habitat, les petits métiers… figurent au catalogue de l’exposition présentée sous l’intitulé « FIGURES TONKINOISES ». Sont représentés les Thaï blancs, les Thaï rouges et les Thaï noirs qui doivent leur nom à la couleur de leurs vêtements, les Nung, les Méo blancs, noirs, rouges ou à fleurs, comme en témoigne le catalogue de l’exposition.

La presse en fait l’éloge :

« Raymond Virac a rapporté de ses deux années passées en Indochine une ample moisson de tableaux, de peintures, de fresques, d’aquarelles et de dessins. La primeur est réservée au Gouvernement de l’Indochine ; mais il suffit, pour le moment, d’avoir sous les yeux tous ces dessins qui ne sont pas seulement l’œuvre d’un artiste de talent mais d’un observateur singulièrement aigu et pénétrant. » 26/10/1930

« Le pinceau du jeune maître a su fixer, avec un art subtil et pénétrant, les traits les plus caractéristiques des êtres et des du Pays d’Annam. » 10/11/1930

Depeche_coloniale_1930

L’État achètera la toile « La femme en vert » qui figure au catalogue de cette exposition et qui est actuellement aux Beaux-Arts de Paris.

Virac_femme_Meo
Femme Meo

Catalogue de l'exposition

  • 1– Femme Méo Noir, Haut Tonkin

  • 2– Jeune fille Thô, Haut Tonkin

  • 3– Jeune fille Thô, Haut Tonkin

  • 4– Jeune fille Nung, Haut Tonkin

  • 5– Jeune fille Thaï, Haut Tonkin

  • 6– Jeune fille Nung, Haut Tonkin

  • 7– Femme Méo Noir, Haut Tonkin

  • 8– Femme Nan–Coo, Haut Tonkin

  • 9– Costume Thô

  • 10– Rue de Nan–Dinh

  • 11– Hongaï

  • 12– Pagode du Grand Bouddha, Hanoï

  • 13– Barques sur la rivière

  • 14– Femmes lavant leurs nattes

  • 15– Coolie

  • 16–

  • 17– Diseur de bonne aventure

  • 18– Pagode de Thaï Dinh

  • 19– Cour de la Pagode

  • 20– Pagode de Thaï Dinh

  • 21– Femme Tonkinoise

  • 22– Thi–Tû

  • 23– Thi–Nam

  • 24– Vieille Tonkinoise

  • 25– Phat–Diem

  • 26– Cour de ferme au Tonkin

  • 27– Cour de ferme (aquarelle)

  • 28– Coolie

  • 29– Le devin

  • 30– Cochinchinoise

  • 31– Femme en vert

  • 32– La becquée

  • 33– Pêcheur

  • 34– Sampans

  • 35– La dentellière tonkinoise

  • 36– Fonctionnaire annamite

  • 37– Fonctionnaire annamite

  • 38– Cochinchinoise

  • 39– Jeune guerrier Moï

  • 40– Cheek jeune Moï

  • 41– Guerrier Moï

  • 42– Epicier chinois

  • 43– Un lettré

  • 44– Pagode aux environs d’Hanoï

  • 45– Pagode Hongh Tieh

  • 46– Enterrement annamite

  • 47– Abords d’un village

  • 48– Le lettré de la Pagode du Pinceau

  • 49– Do Son

  • 50– Baie d’Along : pêcheurs

  • 51– Guerrier Moï

  • 52– Chinois

  • 53– Cochinchinoise

  • 54– Marchande de bananes

  • 55– Marchande de bananes

  • 56– Fillette cochinchinoise

  • 57– Le cornac

  • 58– Moï

  • 59– Doï Djarabi

  • 60– Cochinchinoise

  • 61– Le Cap Saint–Jacques

Virac_Femme
Femme cochinchinoise

Raymond Virac va revivre une expérience semblable et choisir de faire connaître les ethnies de Madagascar où il séjournera après l’obtention du Prix de Madagascar en 1936, mais il ne connaîtra pas le bonheur d’une exposition comme «  Figures Tonkinoises » puisqu’il mourra à Tamatave sans revoir la France.

Sources : « La Dépêche Coloniale »

(c) Tous droits de reproduction réservés