L’EXPOSITION

Elle se tient dans les locaux du Nouvel Hôtel des Postes de Tananarive du 20/12/1936 au 5/01/1937. Elle compte une trentaine de portraits en couleur ou en noir et blanc, œuvres réunies sous le titre « Races et Visages de Madagascar ».

L’exposition vue par la presse :

 «  C’est dans les vitrines de la nouvelle poste que Raymond Virac, prix de Madagascar 1935, expose les œuvres qu’il a rapportées d’un récent voyage dans l’île.
L’artiste nous montre une trentaine d’études de types des diverses races qu’il a visitées. La sincérité et la vigueur avec lesquelles il a traité ces sujets difficiles nous font bien augurer de ce qu’il tirera des paysages variés de l’île lors d’une autre exposition. Les belles études qu’il nous présente possèdent, en dehors de leur propre valeur artistique, un grand intérêt documentaire.
On nous dit que Raymond Virac a l’intention de le faire éditer sous forme d’album. Les procédés actuels de la reproduction en couleur permettraient de le reproduire fidèlement avec toutes les qualités d’observation, de dessin et de coloris. Ce serait un excellent document pour les ethnologues et tous ceux qui s’intéressent à Madagascar. 
La Dépêche de Madagascar, 30/12/1936

 « Je ne connais, de Raymond Virac que ce qu’il expose au Nouvel Hôtel des Postes … cela suffit pour se faire une idée de son « sens de l’homme » qualité que l’on ne rencontre pas couramment chez nos artistes.
Dans ces portraits ramenés du sud, il n’y a pas seulement une traduction du visage qui se présentait à lui pour être fixé sur la toile selon la sensibilité de l’artiste. Il y a un dépouillement de ce dernier, dans les limites obligées de cette sensibilité, afin de ne pas trahir l’homme même dont il rend l’image. Quand il en a eu le temps il a reconstitué le paysage qui restitue au personnage le cadre indispensable à sa compréhension. Tels les portraits de Tsilesy à Ampanhy, Tambelo de Fort Dauphin et Kaova la femme tanosy.
Les portraits de R Virac représentent donc un intérêt documentaire de premier ordre dû à une volonté dont le scrupule ne saurait être trop loué. »
Tanachronique, La Madécasse, 21/12/1936

 

  

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